Hellboy 2 : un autre bijou de Guillermo Del Toro

Ce deuxième opus est à la fois plus spectaculaire et plus profond que le premier film…
Les décors somptueux, les costumes, l’esthétique de nombreuses scènes, les mouvements de caméras, les couleurs et les ambiances, tout est fait pour le plaisir des yeux des spectateurs… On nous en donne encore et encore! Sans compter la sublime histoire raconté par le père d’Hellboy! Les différents races sont représentés de manière simple mais efficace, tout en bois ou en fer, et leurs guerres semblent aussi vaines et sans raison que terribles, sanglantes et sans issue favorable…

Le côté spectaculaire vient également des différents  »monstres » rencontrés tout le long du film. Certains sont visibles au premier plan comme Nuada, le Chamberlain, Wink ou encore l’Ange de la mort mais ceux des seconds plans sont tout autant soignés. La scène du marché Troll, par exemple rappelle sans conteste certaines scènes des premiers Star Wars, où on a vraiment l’impression que ces créatures existent car elles sont très travaillés, les personnages évoluent au milieu naturellement et la caméra ne s’attarde jamais sur elles.

Mais le côté spectaculaire vient avant tout des combats notamment ceux avec le prince Nuada. Rares sont les combats devant lesquels je me suis émerveillée et encore plus rare ceux qui m’ont fait pleurer de bonheur! La scène où le prince Nuada s’explique avec son père est d’un esthétisme et d’une rapidité rarement égalée et où on peut rajouter une lisibilité de l’action (de même pour tous les autres combats du film) et une technique de combat maitrisée. Il se retrouve également au prise de centaines de petits monstres carnivores ou encore une armée mécanique.

Et quand Hellboy ne se bat pas avec un prince douée comme un dieu pour le combat ou ne croule pas sous le nombre d’ennemis sournois ou indestructibles, il affronte un dieu sylvestre de toute beauté qui le confrontera à une réflexion et à un choix des plus difficiles. Épique, vous avez dit épique?

Hellboy et son équipe

Hellboy et son équipe

Si Guillermo Del Toro assure le spectacle côté visuel, il n’en laisse pas le côté émotion, profondeur et évolution des personnages de côté….
Entre Abe et son amour naissant, Liz confronté à l’avenir, un nouvel arrivé qui perturbe le joyeux chaos de l’équipe par ses règles et son protocole, et surtout Hellboy qui est tiraillé entre son amour pour les humains, l’envie d’être respecté et aimé par eux, ses conflits sentimentaux avec Liz, l’acceptation de sa nature, autant dire que les personnages sont travaillés et chacun a ses propres intérêts, ses propres questionnements et ses propres désirs.

Chacun d’entre eux est confronté à un moment ou à un autre entre la survie de l’humanité et la perte d’un amour proche dans le cas de Liz et Abe, et entre la survie de l’humanité et la survie du peuple auquel il appartient pour Hellboy. Car ici, l’adversaire se contente de vouloir sauver son peuple, d’une richesse et d’un apport pour la nature et le monde plus important que celui du peuple humain. Il fait ce que 99% des héros humains font pour sauver la race humaine. Son action est justifié et même Hellboy lui vient en aide et l’écoute.

Le réalisateur mexicain en profites pour montrer le meurtre de la nature par l’homme. Une nature impitoyable, indomptable mais source de vie, belle et fascinante. Cette idée se voit notamment à travers la mort du dieu sylvestre ou encore à travers la scène où Nuada tente de lever son peuple contre la domination des humains,  »avides »,  »jamais satisfait ». On montre le peuple des elfes respectueux de leur pacte, mais reclus dans une usine désaffecté. Des feuilles tombent du plafond en continu rappelant la nature, la forêt mais les couleurs, dorés, rouges et brunes prédominantes dans cette scène rappelle une nature qui se meurt, qui arrive à son automne… Le tout renforcé par le peuple elfe rassemblés comme dans des enclos.

L’humour n’est pas en reste dans le film, continuant dans la lancée du premier film. Cela va du rire attendri et complice lorsque Hellboy et Abe entonnent une chanson d’amour complétement saouls à l’explosion de rire face au bébé-tumeur. L’émotion est parfois admirablement restranscrite comme dans cette scène où Hellboy apprend ce qui tracasse Liz et où l’émotion, le lien qui les unit est montré à travers des fondus très lents des bustes des personnages, où ils ne font quasiment plus qu’un et où il semble seul face au bonheur de cette nouvelle.

Les acteurs et les effets spéciaux sont impeccables. La réalisation est parfaite, fluide et le découpage des scènes n’est pas sans rappeler celui des comics. Seul petit regret, c’est trop court, on en veut toujours plus, j’aurais aimé que cela soit moins rapide, que les choses soient plus approfondies. Monsieur Del Toro, je suis humaine, je suis avide et jamais satisfaite de votre art! On rit, on est ému, on réfléchit, on frissonne, on est ébloui, on est suspendu, le souffle coupé… On peut faire mieux? A Guillermo de nous prouver que oui, dans le prochain opus, que j’attends avec impatience!

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A propos usuldeath

Geekette passionnée (comment ça pléonasme?), j'ai à cœur de faire découvrir le meilleur de moi-même : mes passions!!! Cinéma, comics, anims, séries TV, littérature, manga, jeux vidéos, jeu de rôle et plus encore! Enjoy! =)
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2 commentaires pour Hellboy 2 : un autre bijou de Guillermo Del Toro

  1. loran83 dit :

    En ce qui me concerne j’ai beaucoup aimé ce second opus, mais je lui préfère le premier. La raison en est simple : avec Hellboy2, Del Toro continue d’exploiter les éléments visuels et thématiques qu’il a utilisés avec brio dans Le labyrinthe de Pan. Mais dans le premier, la qualité d’adaptation de l’univers de Mignola est supérieure, sachant qu’il a réussi à y intégrer des éléments lovecraftiens présents dans les comics.
    ceci étant, les eux films sont réussis, et quoiqu’il en soit j’attends un hypothétique troisième volet avec impatience (Hellboy étant un de mes personnages cultes).

    • usuldeath dit :

      Je trouve aussi que le premier se rapproche davantage des comics. Mais justement j’aime le mystère, la poésie, l’ambiance qui se dégage des comics, mais je ne sais pas si ça porte vraiment bien sur grand écran. ^^ Mais je préfère le second car justement il s’éloigne des comics!^^ Étrange, n’est ce pas?

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